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L'écologie mentale est la plus importante, car elle est présupposée dans toutes les autres...

19 décembre 2022 Général
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L'écologie mentale est la plus importante car elle est présupposée dans toutes les autres.

Les autres, c'est à dire les écologies environnementales, sociale et mentale.

 

Constat à peine voilé que dresse la philosophe Eugénie Vegleris dans ce dernier volet consacré à la nature et l'Ingénieur en Agriculture.

 

Dans les moments précédents, elle nous expliquait comment nous étions passés de la "science" à la "science de l'habitat", c'est à dire l'écologie,

 

Après avoir bien mûri ces deux premiers temps, nous pouvons désormais faire un bond en avant, et proposer une nouvelle fonction, une nouvelle voix à l'Ingénieur en Agriculture. 

 

Pour notre philosophe, il s'agit désormais "d’assumer nos responsabilités humaines en devenant des éclaireurs". L'ingénieur agronome devrait aussi être philosophe.

 

Devant le monde, l'homme met au point des concepts, des mots, un langage en somme. Or ce langage est le moyen de produire le reste. 

Finalement, lisant Eugenie Vegleris, il est à se demander si ce n'est pas le réseau qui se désagrège, plus que les individus de ce réseau. Il y a toujours des traitres à l'humanité, mais nous n'avons pas d'autre choix que de vivre avec eux. Leur rôle est peut-être de nous pousser à nous renouveler. Ils n'ont rien à proposer, mais nous si.

 

L'ingénieur en Agriculture le sait : en apprêtant bien son champ, il favorisera la fructification.  Ainsi, peut-être qu'à philosopher sur nos métiers, à en déterminer les nouveaux concepts, les nouvelles interactions, en prenant le temps, la distance, le recul, dans un think tank par exemple (!), à travailler la précision du langage et la réflexion, nous nous donnerons les moyens de d'éclore et mettre en acte notre pensée. N'était-il pas temps de nous renouveler ? N'est-ce pas aussi parce que la tâche est tellement complexe ? Bien plus complexe lorsqu'il s'agit du vivant, que de la  mécanique par exemple. Les inférences et logiques sont tout autres ! Nous avons besoin de temps pour offrir ce renouveau. 

 

Après tout, comme le souligne notre philosophe, le nouveau-né, potentiellement humain, [..] devient réellement humain grâce à son immersion dans un environnement qui parle, échange, pense, transmet. Sans cette immersion, le nouveau-né resterait sauvage - agrios en grec, d'où agros, le champ sauvage à cultiver….

 

Discours bien revigorant ma foi, dans un monde où la standardisation et l'alignement, qu'ils soient sur les linéaires s'agissant des produits, dans les rangs des compagnies guerrières de tout bord quand il s'agit des êtres humains, ou même des idées, l'alignement semble être le maitre concept. On se demandera pourquoi, et par qui ? 

 

Parce que précisément le renouveau NECESSITE la diversité. A défaut, tels les prisonniers de la caverne de Platon, nous ne verrons jamais que les ombres déformées en deux dimensions d'une réalité imposée (et elle-même déformée) par d'autres. Sans être jamais non plus certains de ne pas être les auteurs de nos propres déformations. 

 

Le sens auquel nous prétendons ne viendra que de la confrontation des deux tendances dans tout ce qui les opposent. Ainsi en va-t-il de toute écologie. 

 

Bonne lecture ! Bonnes fructifications !

 

Pierre TROTIN

 

 




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